Des travaux
Vous participez à une production d'intérêt général ;
c'est à dire que vous effectuez un travail utile : rénover
le four à pain d'un village, nettoyer les berges d'une
rivière, organiser un festival, créer des animations... Ces
travaux sont réalisés pour un "bailleur d'ouvrage"
(une collectivité locale : commune ou association par
exemple, jamais pour des personnes privées).
Une vie en collectivité
Chacun participe aux tâches de la vie quotidienne : faire les
courses, les repas, la vaisselle ou le ménage. Le chantier
est un lieu où il faut savoir faire beaucoup avec peu et
surtout savoir vivre ensemble.
Des animations
Tout au long de votre séjour, vous participez à des
animations. Celles-ci ciblent la découverte de la région
et les rencontres avec la population locale. Elles se font en
fonction des possibilités géographiques, climatiques,
budgétaires et dépendent surtout du dynamisme des
participants !
L'hébergement
L'hébergement est organisé en fonction de ce qui est
disponible sur place (école, gymnase), mais en France le plus
souvent sous tente, avec un grand marabout pour la cuisine et
la vie collective. Quel que soit le type d'hébergement, il
est demandé aux volontaires d'amener leur sac de couchage.
Les langues parlées
Tous les chantiers sont internationaux. On y parle donc l'anglais,
mais dans les chantiers situés en France, on parle également
le français. Les chantiers situés en Espagne/Amérique
Latine sont plutôt orientés vers les langues hispanophones,
tandis qu'au Maghreb ou en Afrique, elles sont axées sur le
français.
L'acte de chantier
L'acte de chantier sous-entend un projet de société, qui
s'appuie sur une démocratie où le citoyen, non seulement
participe à la prise de décisions collectives, mais est
aussi acteur de l'application de ces décisions.
Le chantier de part sa nature (l'engagement d'un groupe
d'individus dans un projet commun) est support
d'expérimentation d'une micro-société, et d'apprentissage
d'une citoyenneté active où les individus décident ensemble
de leur système de fonctionnement, et où chacun est garant
de la gestion et de l'évolution de ce système.
Le chantier organise des solidarités :
- entre les individus,
- du groupe vers les individus : le groupe veillera à ce
que chacun y trouve une place et sera attentif aux
phénomènes d'exclusion,
- de l'individu vers le groupe : c'est là tout le sens de
l'engagement volontaire pour un projet utile à la
collectivité,
- entre les groupes : c'est là la vocation de
l'intervention du groupe de volontaires, auprès de la
communauté humaine vers laquelle est organisé le
chantier.
De par les chocs culturels qu'il provoque (rencontres
de générations, de nationalités, de milieux sociaux, et de
culture, différents), le chantier est support d'apprentissage
de la tolérance, car il permet de découvrir la différence
chez l'autre et de l'utiliser comme source d'enrichissement
mutuel ; "
la découverte de soi passe par la
confrontation à l'autre".
L'organisation de la vie collective, et sa nécessaire
régulation, va provoquer la confrontation de points de
vues contradictoires, favorisant la pratique de
l'écoute et du dialogue, au détriment de la logique des
rapports de forces.
La nature même du chantier (l'intervention sur un site,
incluant l'immersion dans le milieu local), va favoriser
l'identification et la découverte de la relation
d'interdépendance entre l'homme et son environnement
culturel, naturel et social.